vendredi 18 août 2017

Comment arrêter de manger du sucre?



Et soudain j'eus envie de retourner à un état le plus naturel possible comme lorsqu'il y a près de trente ans j'avais décidé d'arrêter d'être esclave du tabac. Je m'y étais reprise à trois fois en deux ans, tentant diverses méthodes et fumant de plus en plus : un paquet au premier arrêt, deux au second et trois au troisième mais finalement j'ai gagné cette bataille.

Tout à coup le parallèle avec ma guerre aux kilos me sauta aux yeux. J'ai toujours pensé qu'il est plus facile d'arrêter de fumer que de maigrir durablement parce qu'on ne peut pas faire une croix sur la nourriture et cesser définitivement de manger ! De plus les marchands de nourriture sont partout et légaux.

J'ai fait tous les régimes, les diètes, les jeûnes, lus tous les ouvrages sur le sujet et j'en ai même écrit un "Maigrir en riant" puis j'ai pleuré et repris trop de poids. Comme pour le tabac c'est de pire en pire.

Depuis un an, à la suite d'une longue maladie, j'ai arrêté toute nourriture industrielle et plus mangé que des produits naturels : j'ai pris dix kilos de plus en m'autorisant enfin tous les fruits, frais et secs, et les diverses noix que je m'étais refusés toute ma vie pour cause de sucre.

Puis j'ai lu les dernières études scientifiques montrant que l'épidémie d'obésité a explosé dans le monde depuis l'apparition de tous les produits allégés et disant que l'erreur est de croire que le gras fait grossir alors que c'est le sucre. Et : 80% des produits industriels, même ceux supposés être salés, contiennent du sucre ajouté…

Or si on ne peut vivre sans manger
on peut parfaitement vivre sans sucre ajouté. 

Et si le sucre était une addiction comme le tabac ou la drogue? Et si la santé passait par le traitement de cette addiction et non par une accumulation de régimes dangereux et inefficaces? Ça valait le coup de tenter l'expérience!

Mais pouvons-nous vivre sans sucre?
Qu'en est-il du sucre des fruits?


Je fus assaillie de questions... 



Le 15 Août 2017 j'ai décidé de vivre sans sucre ajouté et j'ai découvert que plein de gens avaient franchi le pas depuis quelques années et en étaient ravis !

Ce blog va me permettre à la fois de témoigner au fil de l'aventure et de partager les recherches, les livres, les vidéos et les témoignages sur le sujet afin que vous puissiez vous faire votre propre opinion. N'hésitez pas à le partager afin que le plus de personnes possible puissent le commenter et laisser leur témoignage si elles ont elles aussi arrêté le sucre (les autres ce n'est pas indispensable de mettre votre grain de sucre, version café du commerce! Haha ! Ce qui est intéressant ce sont les témoignages vécus.)

Si vous hésitez, essayez l'aventure une semaine car nous pouvons vivre sans sucres ajoutés donc vous ne risquez rien! Et non seulement on peut vivre sans sucres ajoutés mais en plus on vit mieux!

  • JOUR 5 : QUEL "NO-SUGAR" ÊTES-VOUS?

Quel horreur ! Sous prétexte que je décide de manger plus sainement, je me fais rapidement sermonner sous prétexte que supprimer le sucre ajouté serait très dangereux car assimilé à un régime à la mode de plus qui, - et je partage totalement cet avis sur les régimes- ne fonctionnerait pas plus que les autres et engendrerait une reprise de poids supérieure à la perte aussitôt après l'arrêt des bonnes intentions.

Supprimer les sucres ajoutés et la nourriture industrielle est pour moi une reprise en main de ce qui me nourrit, une pleine conscience de ce que je mange et du coup cuisine moi-même, une responsabilisation, un progrès, une étape vers un mieux-être et non un coup de tête momentané. Je réalise d'ailleurs que j'ai démarré il y a déjà deux ans en disant halte à la nourriture industrielle et que la diminution voir la suppression de l'inutile et toxique sucre ajouté est juste une évolution logique de cette évolution de santé;

Mais alors me voilà aussitôt cataloguée "No-Sugar", la nouvelle religion du bien-être. Et je découvre qu'elle a ses courants : les "flexi- no sugar", les "slow sugar", les "no sugar soft" et les "no-sugar harcore" ! Et je suis priée de préciser ce que je supprime et ce que je garde pour savoir à quel courant exact j'appartiens! Manque de bol, je déteste les étiquettes et j'adore avoir la liberté de changer d'avis. Donc, a priori, je ne peux adhérer qu'au courant qui affiche clairement sa flexibilité ! Je ne suis pas un numéro, je suis une "sugar-libre"!

De toutes façons, pour l'instant, au 5e jour seulement , je tâtonne encore. Pour l'instant, je vais supprimer tout le sucre ajouté et limiter les fruits et les glucides complexes (riz, pain, pâtes, pommes de terre, légumineuses...) et bien sûr éviter autant que possible les plats industriels.

Mais comme je ne suis absolument pas intégriste, à part pendant les 3 mois de lancement de ce qui est pour  moi un défi ludique, ensuite j'adopterai cette saine attitude 80% du temps. Et ça c'est vraiment important ! Ça veut dire que j'essayerai de maintenir cette conduite le plus possible chez moi mais que je savourerai les repas entre amis sans rien calculer et m'autoriserai aussi un carré de chocolat lors des moments de blues. Je ne suis pas rigologue pour rien : le plaisir est sacré pour moi ! 

Et d'ailleurs c'est par pur plaisir devant l'énergie retrouvée que je me lance ce défi de trois mois "Moins de sucre" (et non pas zéro sucre!). J'espère et je crois fermement qu'ensuite de nouvelles habitudes plus saines resteront.




  • JOUR 4 : JE ME SENS DE MIEUX EN MIEUX - DÉJÀ !

Ce matin j'ai remis une petite portion de fruits au petit déjeuner. C'est l'été et ils sont gorgés de sucre ! Et j'ai retrouvé avec joie les légumes dés midi sachant que j'avais passé trois jours de protéines pures pour bien faire un break.

Au 4e jour, plus de fatigue, plus de fringales, moins de douleurs et moins 2 kilos (c'est peut-être seulement de l'eau). Je suis ravie. Le plus agréable est de ne pas avoir faim et de ne plus avoir envie de grignoter entre les repas.

Aujourd'hui j'ai lu le livre parfait pour nous aider ! Tout y est : les différents sucres, leurs effets, les matières grasses, un plan en 3 semaines pour supprimer les sucres ajoutés et même des recettes qui ont l'air pas mal! Je le conseille vivement !
"Mon Cahier Stop au sucre", Marie-Laure André, Solar Editions, 2017

Grâce à ce livre j'ai pu mesurer le formidable chemin déjà parcouru depuis deux ans lorsque je me suis lancée avec succès dans un Défi des 100 jours "J'arrête la Malbouffe". A mon avis c'est une première étape indispensable qui permet de se reconnecter à la cuisson des fruits et légumes, au vitaliseur, à l'extracteur de jus, aux goûts naturels. Une fois ceci acquis "J'arrête le sucre" est beaucoup plus facile.

Je ne comprenais pas pourquoi, alors que je vivais si sainement, j'avais pris 10 kilos de plus. En lisant le cahier, la réponse m'a sauté aux yeux, ce qui me rend euphorique car du coup j'ai la solution pour les laisser s'envoler. Mon erreur a été la suivante : pour éradiquer mon envie permanente de sucre, biscuits, gâteaux et chocolat - que j'ai totalement cessé de consommer - je me suis autorisée les fruits secs à volonté (dates, figues, abricots secs etc.), les avocats, les bananes, les Miams au fruits dans des quantités ahurissantes car évidemment plus je  mangeais de ce sucre naturel (fructose) plus j'avais envie d'en manger. J'étais tellement contente d'avoir remplacé le malsain par le sain que je n'ai pas réalisé que j'étais toujours accro au sucre et que le problème était là ! J'étais dans un cercle vicieux car le fructose des fruits reste toujours du sucre!

Je ne regrette rien car maintenant, quand je passe devant une pâtisserie, un rayon de biscuits ou des viennoiseries, j'ai des nausées et suis devenue incapable de me remplir de ce sucre là. Par contre les fruits bien vivants eux me font rêver.

La solution pour moi semble simple : il me suffit de passer à un fruit frais entier (c'est à dire pas en jus) par jour et de supprimer tous les fruits secs et les choses devraient rapidement rentrer dans l'ordre.

Merci au super groupe qui est en train de se constituer sur ma page Facebook et qui va sans doute faire des petits sur Instagram!

Pour ceux qui hésitent encore : foncez ! Rejoignez-nous : 100% des gens qui ont réussi à franchir le cap sont satisfaits. C'est un retour à notre état naturel d'êtres humains et un rejet de la nourriture industrielle toxique. Reprenons le pouvoir sur nos vies ! Haha ! Car soyons clairs, arrêter le sucre signifie en tout premier arrêter la nourriture industrielle qui comporte à 80% des sucres ajoutés les plus malsains qui soient, même dans les plats salés!



  • JOUR 3 SANS SUCRE.

Lu "Les glucides qui menacent le cerveau", et regardé sur YouTube quelques vidéos de Thierry Casasnovas. Je me sens pleine d'énergie aujourd'hui, je n'ai plus aucune fringale, le ventre dégonflé, les douleurs articulaires divisées par trois, une sensation d'avoir moins d'inflammation.

Je suis sciée par mon ressenti tellement changé en moins de trois jours!

Pour info j'ai arrêté le sucre et par voie de conséquence le gluten aussi d'une manière radicale ces trois premiers jours en ne mangeant que des protéines (naturelles évidemment pas en sachet !) et je recommence les jus verts dès demain matin ainsi que les légumes au vitaliseur.

Achhhh ! Je viens de retrouver cette vidéo enregistrée il y a un an où je me lançais le défi d'arrêter le sucre en 100 Jours. C'était en plein milieu des vacances et j'ai tenu... 24 heures! 

Le lendemain, au même endroit, j'ai dégusté une glace inoubliable devant le lac de Constance! Bon, personne n'a dit qu'on est obligés de réussir du premier coup, après tout je m'y suis prise à trois fois pour le tabac et je tiens depuis 30 ans ! Donc aujourd'hui, je suis forcément différente de l'année dernière et ça peut fonctionner! Comme j'ai décidé d'être totalement transparente, j'assume et je montre cette vidéo!





  • JOUR 1 : À PARTIR D'AUJOURD'HUI J'ARRÊTE LE SUCRE.

Parce que je suis droguée au sucre
- Parce que je me sens mal
- Parce qu'il n'est pas indispensable à notre vie
- Parce que de toutes façons je vais en absorber suffisamment dans les légumes
- Parce que j'imagine m'alléger

C'est une prise de décision semblable à celle que j'ai prise il y a près de 30 ans d'arrêter définitivement la cigarette. Je m'y suis prise à 3 fois mais j'ai fini par arrêter définitivement pour une vie sans tabac.

C'est mon deuxième essai pour le sucre et je pense que c'est le bon car j'ai envie d'une vie de plus en plus naturelle et saine. C'est un désir en pleine conscience et en accord avec mes valeurs. Je le rends public pour me motiver. Je vais sans doute faire un blog et y partager les études scientifiques et les expériences sur l'arrêt du sucre que je glanerai.

Si vous aussi vous avez arrêté le sucre merci pour votre témoignage !


RESSOURCES : mises à jour au fur et à  mesure


  1. Vidéo : "J'arrête le sucre" : https://youtu.be/Kt2ftvHfIjc 
  2. "Non au sucre industriel mais qu'en est-il du sucre des fruits ?"(en anglais ) : https://youtu.be/L990kUcG94k
  3. "Combien de fruits par jour?" (en anglais) : https://youtu.be/nU_RkeA88D
  4. "Effets du sucre sur notre corps" (en anglais) : https://youtu.be/2hZ8qxHcNP0
  5. "Maigrir en riant" , Corinne Cosseron, Tredaniel, 2012
  6. "Mon Cahier Stop au sucre", Marie-Laure André, Solar Editions, 2017
  7. "Ces glucides qui menacent notre cerveau: Pourquoi et comment limiter gluten, sucres et glucides raffinés" Poche – 14 septembre 2016 de Dr David Perlmutter 
  8. "No Sucre !" Poche – 15 février 2017 de Nicole Mowbray  
  9. "C'est décidé, j'arrête le sucre !" , Larousse, 18 février 2015 de Sarah Wilson 
  10. "Zéro sucre : Mon année sans sucre ; Comment s'en libérer" Poche – 3 mars 2017
    de Danièle Gerkens

lundi 24 juillet 2017

Le courant scientifique des sciences du bonheur



Les cinq sciences du bonheur et en quoi elles sont scientifiques



Les sciences du bonheur sont nées avec le 21éme siècle 
à la fois
·         par une curiosité des scientifiques se rendant compte qu'en matière de sciences humaines ils étaient globalement soumis à un biais négatif depuis l'invention de la psychanalyse par Freud cent ans plus tôt et surtout au fait que les psychologues se préoccupaient à plus de 90% des pathologies et seulement à 7% des états d'épanouissement et
·         grâce au développement de l'imagerie médicale (IRM fonctionnelle) qui a permis de visualiser le cerveau en fonction en temps réel et de balayer ainsi de nombreuses idées reçues sur ce qui était supposé -ou non- nous rendre heureux.

C'est ainsi que l'étude du bonheur a quitté les espaces jusque-là réservés soit aux philosophes soit au Café du Commerce pour avoir, d'abord timidement puis de plus en plus officiellement, sa place dans l'espace respecté des scientifiques.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) définit la "santé mentale positive" comme un "état de bien-être dans lequel la personne peut se réaliser, surmonter ses tensions normales de la vie, accomplir son travail productif et fructueux et contribuer à la vie de sa communauté."

Le courant scientifique des sciences du bonheur connaît une ampleur considérable dans le monde et se base sur un corpus d’études scientifiques effectuées depuis l'an 2000. Plus de 500 études ont été publiées dans des revues scientifiques ou les média sur le bonheur, l’optimisme, la gratitude, la satisfaction, la générosité, les émotions positives, l’humilité, le pardon etc. et sur leurs applications concrètes dans le monde du travail. Études corrélationnelles, travaux expérimentaux et méthodes d’échantillonnage des expériences sont les principales méthodologies des chercheurs. Les grands pôles de recherche se situent dans les universités essentiellement américaines (University of California Reverside, Harvard, Pennsylvania, Minnesota, Ann Arbor dans le Michigan…) mais de plus en plus en Europe (Londres, et même en France comme la récente Chaire de Mindfulness de l’EM Grenoble). (Source : http://positiveleadership.fr)


1.      La psychologie positive

La plus importante discipline des sciences du bonheur est la Psychologie Positive qui est apparue aux États-Unis en 1998 lors de la présidence du psychologue Martin Seligman à la tête de la prestigieuse American Psychological Association (APA).

Différentes définitions de la psychologie positive se succédèrent et celle qui est retenue aujourd'hui est généralement celle de Shelly L. Gable & Jonathan Haidt, parue en 2005 dans la Review of General Psychology, (2005, Vol. 9, No. 2, 103): "La psychologie positive représente l'étude des processus et conditions menant au fonctionnement optimal des individus, des groupes et des organisations."

En clair, les chercheurs en psychologie positive étudient les traits de personnalité, relations, conditions et institutions favorisant l'épanouissement des individus et le développement de la société.

Aujourd'hui, les recherches en psychologie positive, partie des États-Unis explosent dans le monde entier et révolutionnent les relations humaines personnelles et professionnelles. La France rattrape enfin son retard en proposant des Diplômes Universitaires (DU) de formation à la psychologie positive.



2.      Neurosciences et épigénétique

Les progrès de l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) laissent voir notre cerveau fonctionner en temps réel et ont ainsi permis d'observer des moines en pleine méditation (expériences sur le moine bouddhiste Matthieu Riccard) et de visualiser ce qu'il se passe directement dans notre tête lorsque nous éprouvons des émotions agréables ou désagréables.

Depuis une vingtaine d'années, ces appareils ont permis de mieux comprendre le phénomène de plasticité cérébrale qui nous prouve que nous pouvons modifier nos comportements tout au  long de la vie. D'autre part, la découverte des neurones miroirs dont le rôle essentiel est de nous permettre d'éprouver de l'empathie pour nos semblables a aussi révolutionné notre rapport aux autres. Les neurones miroirs nous permettent de comprendre à quel point nos émotions sont contagieuses même lorsque nous ne parlons pas.

Enfin, l'épigénétique a découvert les télomères, situés sur les extrémités des chromosomes, qui sont essentiels pour éviter le dysfonctionnement cellulaire: leur longueur réduit avec l'âge, la cigarette ou le stress, et par contre s'allonge lors de la pratique bienfaisante de la méditation. Prédicteurs de notre état de santé et de qui nous reste sans doute à vivre, la biologie des télomères attire l'intérêt significatif grandissant de la communauté scientifique et bouleverse l'humanité qui découvre que rien n'est figé et que nos comportements peuvent aller jusqu'à modifier notre ADN et celui que nous transmettons à nos enfants.

Ainsi neurosciences et épigénétique nous prouvent que nous pouvons à tout instant choisir de modifier nos comportements et en suivant les principes de la psychologie positive développer à partir de bases scientifiques notre bonheur et celui de ceux qui nous entourent.


3.      La mindfulness ou méditation de pleine conscience




Les études scientifiques sur la méditation ont commencé à Harvard en 1958 sur des méditants, puis se sont amplifiées grâce à l'utilisation des appareils d'imagerie cérébrale dans les neurosciences et surtout à l'impulsion donnée par le 14e Dalaï Lama en l'an 2000 (Mind and Life Institute), pour rapprocher la science moderne du bouddhisme et permettre aux chercheurs d'étudier le cerveau d'experts en méditation comme les moines bouddhistes et notamment Matthieu Ricard.

En 1979, Jon Kabat-Zinn, docteur en biologie moléculaire introduit à l'hôpital la pratique laïque de la pleine conscience, pour réduire la douleur et leurs conséquences psychologiques dans les pathologies graves. Peu à peu, il met au point la MBSR, un programme d'entraînement à la méditation en pleine conscience réalisable en huit semaines qui a pour but d'apprendre à ses patients à faire face différemment à leurs souffrances, en découvrant leurs schémas de pensée et de réaction et en développant une meilleur relation à eux-mêmes. En plus du stress, le programme s'ouvre au traitement de l'anxiété, puis à celui de la douleur.

C'est ainsi qu'ouvre la première « clinique de réduction du stress »,   à l'école de médecine de l'université du Massachusetts, l'University of Massachusetts Medical School, qui marque l'intégration officielle de la méditation de pleine conscience dans le champ médico-psychologique.

Jon Kabat-Zinn est aujourd'hui directeur de plusieurs institutions, dont l'association Mind & Life Institut qui organise les rencontres annuelles entre le Dalaï Lama et les scientifiques. A ce jour, 18 000 personnes ont suivi le programme de huit semaines, pratiqué dans plus de 250 hôpitaux. Reconnu  internationalement pour son travail en tant que scientifique, écrivain et professeur de méditation, Jon Kabat Zinn a contribué à l’émergence d’un mode de vie plus serein et plus équilibré pour des milliers de personnes dans la société, dans les hôpitaux, les écoles, l'enseignement supérieur, les entreprises, les prisons et le sport professionnel.

Le programme MBSR utilisé dans la gestion du stress, de l'anxiété et de la douleur, dont l'efficacité est prouvée scientifiquement, s'appuie sur la pleine conscience qui est la pratique de base des différentes méditations bouddhistes et que l'on retrouve au cœur des pratiques de maîtrise de soi comme le Qi Gong, le yoga, le taï-chi et globalement les arts martiaux, qui sont somme toute des méditations en mouvement. (Source : https://www.mbsr-lyon.fr/mbsrh1.html)

Cette présence à soi se base sur l'acceptation, la bienveillance et l'absence de tout jugement critique, quelle que soit l'expérience vécue. C'est une technique laïque où l'on entraîne régulièrement l'esprit à rester concentré. Et qui est pratiqué aussi bien dans le secteur médico-social, l'enseignement et le monde de la santé.


4.      L'intelligence émotionnelle

Pour Daniel Goleman, "l’intelligence émotionnelle est la capacité d’identifier, d’interpréter et de gérer ses propres émotions et faire face à celles des autres."  Elle contribuerait à 80% à la réussite de notre vie.

Quand les psychologues ont commencé à écrire et penser à l’intelligence, ils se sont plutôt concentrés sur les aspects cognitifs, tels que la mémoire et la résolution des problèmes que sur les aspects non cognitifs comme l'intelligence sociale ou émotionnelle.

Ce sont Salovey et Mayer qui ont réellement inventé le terme d’intelligence émotive en 1990 qu'ils ont décrit comme "une forme d’intelligence sociale qui implique de contrôler ses propres sentiments et émotions et celles des autres, de les distinguer entre elles, et d’utiliser cette information pour guider la pensée et l’action de l’individu" (Salovey et Mayer, 1990).

Daniel Goleman, psychologue à Harvard, a ensuite écrit le best-seller populaire « Emotional Intelligence » (1995), dans lequel il a décrit les premières preuves scientifiques de l’importance des facteurs émotifs et sociaux.

Aujourd'hui une branche particulière de la psychologie positive représentée essentiellement par la psychologue Barbara Fredrickson s'intéresse particulièrement aux différents rôles des émotions dites positives et négatives dans notre développement, les deux ayant leur importance mais des rôles différents.

La bonne nouvelle concernant l'intelligence émotionnelle est qu'elle peut se développer tout au long de notre vie.



5.      La rigologie

La rigologie est une discipline psychocorporelle mise au point en 2002 par la française Corinne Cosseron après un tour du monde des techniques de la joie de vivre lui ayant permis de  collecter des techniques issues de nombreuses disciplines ancestrales mais aussi très récentes.

En plus de la psychologie positive, de la méditation et de l'intelligence émotionnelle on y trouve des pratiques de sophrologie ludique et de yoga du rire dont les bénéfices (effets du rire, du jeu et de l'humour sur la santé) sont eux aussi prouvés scientifiquement.

La rigologie a pour ambition de nous reconnecter au meilleur de nous-mêmes et à celui des autres quelques soient les circonstances. Elle se pratique dans tous les milieux, du secteur médico-social à l'enseignement en passant par les entreprises.

Quelques études de référence en sciences du bonheur:

·         The Nun Study (lien entre optimisme et longévité)
·         Le ratio de Losada (impact des interactions positives sur la performance)
·         Les forces de caractères (repérer ses ressources pour accéder au mieux-être des équipes)
·         La méditation comme outil psychothérapeutique complémentaire : Une revue de question par Berghmann, C., Tarquinio, C., Marina, K., Strub, L
·         Mindfulness-based stress reduction and mindfulness-based cognitive therapy: a systematic review of randomized controlled trials par Fjorback LO, Arendt M, Ornbøl E, Fink P, Walach H.
·         Mindfulness-based stress reduction and health benefits. A meta-analysis par Grossman P, Niemann L, Schmidt S, Walach H.
·         The effect of mindfulness-based cognitive therapy for prevention of relapse in recurrent major depressive disorder: a systematic review and meta-analysis. par Piet J, Hougaard E.
·         The effect of mindfulness-based therapy on symptoms of anxiety and depression in adult cancer patients and survivors: a systematic review and meta-analysis. par Piet J, Würtzen H, Zachariae R
·         The effect of Mindfulness-Based Therapy on Anxiety and Depression : A Meta-Analytic Review par Stefan G. Hofmann, Alice T. Sawyer, Ashley A. Witt, and Diana Oh

Sources :


lundi 17 juillet 2017

Accros aux mauvaises nouvelles dans un monde qui va bien mieux qu'on ne le croit !

 

Le monde va de mieux en mieux mais nous ne nous en rendons même pas compte !


Pourquoi ? 
Car nous sommes biologiquement créés pour résister à ce qui cloche afin de survivre.

Le philosophe, Tommaso Bertolotti spécialiste des sciences et de la technologie explique: "Il y a une racine cognitive. Réagir rapidement à une mauvaise nouvelle a permis à nos ancêtres de survivre. Cela nous a rendus plus attentifs à ce qu'il y a de mauvais. C'est aussi lié à la façon dont on pense : nous avons naturellement besoin de résoudre des problèmes ; ce qui est anormal nous intéresse plus que ce qui est normal. Plus l'anomalie est grande, plus ça nous intéresse."

Ce biais cognitif nous empêche de voir que finalement notre monde va de mieux en mieux!

Voici quelques excellentes nouvelles pour gonfler votre moral et vous donner de l’énergie !

- L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) estime qu'environ 2 milliards de personnes ont été libérées de la faim au cours des vingt-cinq dernières années.
 
- Entre les années 1950 et 2010, l'espérance de vie est passée de 50 à 70 ans. En 1960, 25 % des enfants nés dans les pays à revenu faible et intermédiaire mouraient avant l'âge de 5 ans contre 3,5 % en 2015 (source : Banque mondiale).

- Entre 1981 et 2015, la population vivant avec moins de 1,90 dollar par jour est passée de 44,3 % à 9,6 % (source : Banque mondiale).

- En 2050, la couche d'ozone aura retrouvé son niveau initial sur la majeure partie du globe (source : programme Nations unies pour l'environnement, 2015). Le niveau de déforestation en Amazonie brésilienne a chuté d'environ 80 % entre 2004 et 2012 (source : Hecht, 2014, S.B., The Journal of Peasant Studies, #41).


Pour en savoir plus :

Magazine Grazia : "Bonne nouvelle : le monde irait mieux qu'on ne le croit" par Sonia Despez, 16 juillet 2017