lundi 9 septembre 2013

DÉFINITIONS DU BONHEUR EN PSYCHOLOGIE POSITIVE




Deux conceptions du BONHEUR co-existent traditionnellement :
·         la conception hédonique et
·         la conception eudémonique.


·         L'APPROCHE HÉDONIQUE

La conception hédonique du bonheur est centrée sur les composantes affectives et la satisfaction apportée par notre vie. Le concept de "bien-être subjectif", largement adopté par les chercheurs et utilisé pour mesurer le bonheur dans la vie de tous les jours, est issu de cette tradition.

Le bien-être subjectif a été défini par le psychologue Ed Diener comme étant déterminé par trois composantes:
1.       les émotions positives;
2.       les émotions négatives;
3.       l'évaluation cognitive de sa vie, c'est-à-dire la satisfaction par rapport à sa vie.

·         L'APPROCHE EUDÉMONIQUE

La conception eudémonique du bonheur est centrée sur le fonctionnement psychologique optimal. Elle est basée l'idée que les gens se sentent heureux quand ils connaissent une croissance personnelle, ont le sentiment d'avoir des buts et donnent un sens à leur vie.

Les théories des psychologues américains humanistes Abraham Maslow (Pyramide des besoins fondamentaux) et Carl Rogers (Approche centrée sur la personne) appartiennent à ce courant.


·         LE BONHEUR DANS LA PSYCHOLOGIE POSITIVE

La plupart des chercheurs en psychologie positive mêlent les deux notions: la conception eudémonique du bonheur favorisant le bien-être subjectif, c'est-à-dire sa dimension hédonique.

Par exemple, dans "L’apprentissage du bonheur" Tal Ben-Shahar définit le bonheur comme étant la sensation globale de plaisir alliée au sens qu'on y met. Pour le professeur de bonheur de Harvard, l’individu heureux éprouve des sentiments positifs tout en trouvant une raison d’être à son existence, cette formulation ne s’appliquant pas à un instant précis mais à la somme agrégée des expériences d’une vie entière à un moment donné.

Les psychologues Martin Seligman et Mihaly Csikszentmihalyi, fondateurs de la psychologie positive, ont élargi cette définition déjà double du bonheur en y ajoutant d'abord, en 2005, une troisième approche : l'engagement dans le sens du concept défini par Csikszentmihalyi  de flux (flow), le concept "d'expérience optimale".

Puis, en 2011, Martin Seligman a élargi encore sa théorie du bonheur pour revenir à la notion de bien-être. Aux trois composantes de son modèle initial, il a alors ajouté les relations positives et la réussite.

Les mesures du "bonheur-bien-être" selon le père de la psychologie positive sont donc aujourd'hui: l'émotion positive, l'engagement, le sens, les relations positives et la réussite.


Pour en savoir plus :

- Tal Ben-Shahar, L'apprentissage du bonheur, Principes, préceptes et rituels pour être heureux, Belfond, 2008
- Martin Seligman, S'épanouir : Pour un nouvel art du bonheur et du bien-être, Belfond, L'esprit d'ouverture, 2013


- Bibliographie sur le bonheur et la psychologie positive
- Définitions successives de la psychologie positive 

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